Calendrier
Expositions
Visite guidée de l'Expo (Re)sentir l'Invisible

Exposition (Re)sentir l'Invisible
Avec Edith BORIES, Amélie BOUVIER, Louise DEVIN, Stéphanie ROLAND & Claire WILLIAMS
Du 6 au 29 novembre au Centre culturel de Waterloo
Pour cette édition 2026, tout est parti de l’envie de rassembler 5 talentueuses artistes plasticiennes, qui dans leurs démarches explorent la lisière entre disparition & apparition, visible & invisible, entre vie & de mort. C’est ainsi que l’exposition (Re)sentir l’Invisible ne traite pas le sujet de la « Mort » comme finalité mais met en lumière les traces laissées par nos défunts et les liens qui persistent. Ce nouveau regard repose sur cette intuition forte, parfois inspiré par l’art, la philosophie ou encore une approche symboliquement “quantique” du monde. Entre art, philosophie et science, Edith Bories traque la mémoire incrustée dans la matière et le temps, tandis qu'Amélie Bouvier interroge nos frictions célestes, entre savoirs et idéologies. Louise Devin, elle, réinterprète et réenchante les détails des rites funéraires. Enfin, Claire Williams donne corps aux ondes et mouvements électromagnétiques alors que Stéphanie Roland explore les structures invisibles et les “hyperobjets” théorisés par Timothy Morton. Pour accompagner ce voyage sensible et le rendre accessible à toutes et tous, l’équipe du Centre culturel de Waterloo et PULSART produisent l’exposition et la mise en place de médiations et de rencontres autour de l’art contemporain.
Visite guidée : Jeu. 5.11.2026 - 17h
Vernissage : Jeudi 5.11.2026 - 18h
Exposition : Du 6 au 29.11.2026 - Ouverture : mercredi, vendredi, samedi & dimanche – De 14h à 18h
Conférence & visite guidée par Christophe VEYS : Sam. 7.11.2026 - 17h
Visite guidée et rencontre des artistes : Dim. 8.11.2026 - 14h
Visite guidée spéciale « Familles » : Dim. 22.11.26 - 14h (+ 8ans)
Lieu : Centre culturel PôleExpo, 26 rue François Libert
STÉPHANIE ROLAND
New Technological Art Awards (NTAA) Award 2025, DAFilms et Préludes Award 2024, lauréate de nombreux prix Artiste visuelle et réalisatrice basée à Bruxelles, Stéphanie Roland développe une oeuvre à la croisée du documentaire, de la fiction et de la recherche scientifique. À travers le film, l’installation, la photographie et différents dispositifs multimédias, elle explore les phénomènes qui échappent à notre perception directe : temporalités géologiques, espaces cosmiques, territoires disparus ou structures invisibles qui façonnent notre rapport au monde. Ses projets prennent souvent appui sur des données scientifiques historiques ou astronomiques qu’elle transforme en expériences sensibles. Loin d’illustrer la science, elle en utilise les outils et les récits pour questionner notre manière d’habiter le temps et l’espace. Son travail s’intéresse notamment aux “hyperobjets”, ces phénomènes si vastes qu’ils dépassent l’échelle humaine, ainsi qu’aux traces laissées par des événements ou des réalités que nous ne pouvons appréhender qu’indirectement. Espace Bernier-Centre culturel de Waterloo, tremplin et dispositif d’émergence au service des Arts plastiques et visuels en FW-BXL www.stéphanieroland.be
LOUISE DEVIN - Exposition (Re)sentir l’Invisible
NTAA Award 2025, DAFilms et Préludes Award 2024, lauréate de nombreux prix Louise Devin interroge sa pratique de la céramique ainsi que sa responsabilité à fabriquer des objets à l'ère de la surabondance. Comment donner sens au-delà du beau et faire résonner les histoires d'Autres ? Ses scultpures deviennent ainsi des supports de mémoires, de réflexions et de transmissions. Travaillant principalement des argiles locales, ses pièces sont destinées à recevoir l'affect. Son travail se consacre aux arts funéraires ou mémoriels : urnes, reliquaires, couronnes, Memento Mori. Ces formes offrent des espaces de recueillement, invitant à considérer l'objet comme un médiateur entre le visible et l'invisible, entre l'absence et ce qui nous relie encore à nos disparu·es. Elle revisite des formes héritées de pratiques oubliées et compose en céramique de nouveaux récits sans mot. Son travail pose un regard critique sur l'évolution des rites face à une industrie funéraire lucrative. Là où la mort est souvent standardisée, elle réenchante les rituels. Née à Blois en 1984, diplômée d'un DNSEP à l'ESAD TALM, elle vit et travaille à Bruxelles depuis 2010. Elle a co-fondé MATTERGY, un nanocollectif organisant des expositions de céramique contemporaine dont elle est la curatrice et fait partie du GRRF, un groupe de recherche et résistance funéraire au service d'un changement des codes, des pensées et des imaginaires.
ATELIER VIVACE - Par L. DEVIN Entre argile & récit
L’atelier propose un espace de conversation à mains et voix multiples engageant argile et récits, pour créer ensemble une pièce mémorielle collective en céramique dédiée à nos défunts, composée d'éléments végétaux, minéraux et de petits esprits à assembler, désassembler, ré-assembler sous des formes éphémères, pièce qui continuera d'évoluer grâce à d'autres mains, chargée d'autres récits. Un espace qui travaille et traverse les lieux de la mémoire, de la transmission – donner n'est pas perdre– et du deuil. Ce qu'on let go, ce qu’on garde.
Claire WILLIAMS
Claire Williams développe une pratique à la croisée de l’art, des sciences et des technologies. À travers le textile, l’électronique, le son et les dispositifs interactifs, elle explore les phénomènes invisibles de notre environnement. Son travail cherche à rendre perceptible les ondes électromagnétiques, radiations cosmiques, champs magnétiques ou des formes d’énergie occultes. Ses oeuvres prennent la forme d’antennes, de sculptures, d’installations sonores ou d’appareils conçus pour traduire tous ces phénomènes. Elle crée des dispositifs où le textile devient conducteur et où l’invisible acquiert une présence. Elle questionne notre perception du réel. Les informations issues de radiotélescopes, de capteurs ou de systèmes de mesure sont transformées en formes, en sons ou en mouvements. Elle s’intéresse aux rencontres entre savoirs scientifiques et imaginaires collectifs. Les notions de mémoire ou de transmission y apparaissent comme des façons d’explorer le visible et l’invisible. Elle compose ainsi des expériences où art et recherche dialoguent. En donnant forme à ce qui demeure habituellement imperceptible, elle ouvre des espaces de réflexion sur notre relation au cosmos, aux technologies et aux multiples forces qui façonnent le monde contemporain.
AMELIE BOUVIER
Lauréate du Festival international des cultures numériques KIKK-CWB 2024 Amélie Bouvier se déploie à la rencontre de l’art, de l’astronomie et des imaginaires collectifs. À partir d’images du ciel, d’archives et de cartes célestes, elle explore les manières dont l’être humain interprète l’univers. Son oeuvre révèle les liens entre science, culture et fiction. Très minutieux, ses tracés à l’encre s’inspirent de diagrammes, d’iconographies scientifiques et de systèmes de représentation astronomiques. Le dessin devient un instrument d’enquête qui lui permet de réinventer des données scientifiques. Ses recherches s’intéressent aux zones de friction entre savoirs établis et récits spéculatifs. Documents réels et hypothèses s’y entremêlent, brouillant les frontières entre réalité et invention. Les cartographies, constellations et systèmes de classement deviennent ainsi des outils poétiques pour réfléchir à la place que nous occupons dans le cosmos. Amélie Bouvier met en lumière les dimensions culturelles, politiques et symboliques qui accompagnent toute tentative de comprendre l’univers. Née au Portugal et formée à l’Institut Supérieur des Arts de Toulouse, où elle obtient son DNSEP en 2008, Amélie Bouvier vit et travaille aujourd’hui à Bruxelles. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions en Europe, au Japon et au Brésil.
EDITH BORIES
Lauréate Médiatine-SOFAM. La mémoire constitue le fil conducteur du travail d’Edith Bories. À travers la photographie et le dessin, elle explore les traces laissées par le temps dans les paysages, les architectures et les éléments naturels. Son oeuvre interroge ce qui persiste au-delà des apparences : les liens invisibles entre les lieux, les êtres et les expériences qui continuent de nous habiter. Sa série de dix-sept photographies Le jour qui ne se lève jamais est née lors d’une résidence à Séoul, en Corée du Sud, en 2020. Au fil d’une déambulation, elle découvre les Suseoks (pierres façonnées par l’érosion et investies d’une forte dimension contemplative et spirituelle dans la culture coréenne) qui seront le point de départ d’une réflexion sur le temps, la permanence et la mémoire. À cette série répond un ensemble de dessins au graphite intitulé Suseok. Loin d’illustrer les photographies, ils en prolongent les résonances. Des formes discrètes émergent de la matière et révèlent ce qui semblait enfoui dans l’image. Le graphite, matériau minéral conducteur de chaleur et d’énergie, accompagne ce dialogue entre mémoire, paysage et sensation. Edith Bories vit et travaille à Bruxelles. Formée à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse et la Kunstakademie de Düsseldorf, elle fait l’objet d’expositions monographiques à Paris, Bruxelles, Londres. edithbories.com.











