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Post Mortem

Ecriture, jeu et mise en scène : Jasmina Douieb / Entre chiens & loups
Une cartographie intime des chemins du deuil, à la recherche des signes que les absent·es dispersent, çà et là, dans nos existences.
Dans cette création intime et réparatrice, créée au Varia en partenariat avec le Théâtre Les Tanneurs, Jasmina Douieb, seule face à nous, peuple la scène de voix étrangement familières, et de fantômes inconnus dont on sent la présence. Puisant dans les interviews audio qu’elle a récoltées, elle réinterprète ces paroles glanées au fil de son enquête, ou parfois, simplement, nous les donne à entendre dans leur vérité première. Elle transcende les limites du spectacle documentaire et tisse peu à peu une toile sensible d’où la fiction affleure. Une foule d’histoires qui se croisent, s’entrechoquent, et finissent par nous toucher au cœur. Les mort·es y retrouvent les vivant·es, pour reprendre, là où iels l’avaient laissée, leur conversation.
Apprendre à vivre avec la mort de l’autre. Continuer à lui parler. Lui donner vie. Je n’ai pas su le faire après le décès de ma mère. Où la trouver quand il ne reste d’elle que quelques poussières dans l’air ? En rencontrant des personnes qui communiquent avec leurs morts, interprètent les signes et vivent des deuils « réussis », je cherche mon propre chemin. Convoquer les morts sur scène, les faire parler, jouer, exister, c’est générer de nouvelles histoires. C’est donner à ces morts une nouvelle vie.
La presse en parle
Post mortem (…) est un vrai bijou. Sur un sujet, si délicat (…), elle a réussi à trouver les mots justes, à les dire avec une vérité qui touche chaque spectateur et dans une mise en scène d’une belle inventivité. (…) Un spectacle réparateur et très doux sur cette frontière floue entre les vivants et les morts.
Guy Duplat – La Libre
Avec Post Mortem, Jasmina Douieb livre un petit bijou plein de sensibilité mais sans la moindre sensiblerie, l’humour s’immisçant constamment dans le propos tout comme dans la forme. (…) Elle réussit le prodige de viser juste à tous les niveaux, faisant de ce Post Mortem un des spectacles les plus touchants, les plus drôles et les plus universels du moment.
Jean-Marie Wynant – Le Soir
Résumé
Inviter nos mort·es sur scène, n’est-ce pas une manière, au fond, de réapprendre à vivre avec elleux ?
« Ma mère a eu le cancer. Elle est morte et je dois apprendre à vivre avec. On a dispersé ses cendres dans un champ, et elles se sont envolées. Du coup, il n’y a pas de lieu. Je ne sais pas bien si je dois regarder le champ ou le ciel. En moi non plus, d'ailleurs, je ne la trouve plus, ma mère. Je ne comprends pas où elle est passée. Il faudrait peut-être que je lui parle, comme certaines personnes le font avec leurs mort·es. Mais moi, je ne sais pas comment on fait… »
Comment apprendre à vivre avec nos mort·es ? Comment leur redonner, quelque part, une place parmi nous ? Où trouver ce terrain d’entente et de jeu, nécessaire pour maintenir avec el·leux un dialogue, par-delà les frontières de l’existence ? Face à toutes ces questions, l’actrice et metteuse en scène Jasmina Douieb s’est sentie démunie, à la mort de sa mère. Pour chercher à comprendre, elle est partie à la rencontre d’inconnu·es qui, chacun·e à leur manière ont réussi à façonner des moyens singuliers, des manœuvres intimes, parfois secrètes et obscures, pour demeurer en lien avec leurs disparu·es. Elle a recueilli les paroles de ces vivant·es en quête de sens, de signes fugaces et éparpillés, de présences illisibles et confuses. De ces entretiens, elle retire une cartographie sensible, où se croisent mille et une histoires de résilience, mille et une façons de défricher ces petits sentiers du deuil, perdus dans les broussailles.
Dans sa nouvelle création intime et réparatrice, créée au Varia en partenariat avec le Théâtre Les Tanneurs, Jasmina Douieb, seule face à nous, peuple la scène de voix étrangement familières, et de fantômes inconnus dont on sent la présence. Puisant dans les interviews audio qu’elle a récoltées, elle réinterprète ces paroles glanées au fil de son enquête, ou parfois, simplement, nous les donne à entendre dans leur vérité première. Transcendant les limites du spectacle documentaire, Post Mortem tisse peu à peu une toile sensible d’où la fiction affleure, pour libérer une foule d’histoires qui se croisent, s’entrechoquent, et finissent par nous toucher au cœur. Les mort·es y retrouvent les vivant·es, pour reprendre, là où i·els l’avaient laissée, leur conversation interrompue
Une production de la Cie Entre Chiens et Loups.
En coproduction avec le Théâtre Varia, le Théâtre les Tanneurs, le Vilar, la Coop asbl et Shelter Prod.
Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre, Wallonie-Bruxelles International et Wallonie-Bruxelles Théâtre Danse.
Avec le soutien de la Fabrique de Théâtre, l’Espace Magh, le Centre des Ecritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles, taxshelter.be, ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge.










